La récente nomination du nouveau directeur de la Caisse générale de Sécurité sociale (CGSS) de La Réunion continue de faire des vagues. Au-delà des parcours individuels, le mouvement citoyen Endémik alerte sur les méthodes de gouvernance et réaffirme l’urgence de valoriser les compétences locales et celles de la diaspora.
La désignation de la nouvelle direction de la CGSS de La Réunion soulève de nombreuses interrogations sur le territoire. Le mouvement citoyen Endémik, par l’intermédiaire de son co-fondateur Mickael Ponapin Sihou, a tenu à s’exprimer publiquement sur le sujet à travers un communiqué. Si le mouvement précise ne pas remettre en cause les profils individuels, il s’inquiète du signal envoyé par les institutions publiques.
Le respect des instances paritaires en question
Le point de crispation central repose sur la méthode. Endémik s’étonne qu’une telle nomination puisse intervenir malgré une opposition majoritaire exprimée au sein de l’instance de gouvernance concernée. Pour le mouvement citoyen, les organisations syndicales (salariés) et les représentants des employeurs constituent les fondations mêmes de la démocratie sociale à l’échelle locale.
Ces instances paritaires, qui représentent la voix du monde du travail et de l’économie réelle de l’île, ne doivent pas être réduites à de simples chambres d’enregistrement. Endémik rappelle que le respect de leur avis est une condition indispensable pour maintenir la légitimité des décisions et préserver la confiance des citoyens envers leurs institutions.
La priorité aux talents locaux « à compétences égales »
Cette actualité institutionnelle met également en lumière un débat récurrent à La Réunion : celui de la valorisation des forces vives du territoire. Le mouvement citoyen souligne que l’île dispose d’un vivier important de talents assumant déjà de hautes responsabilités, auquel s’ajoute l’expertise acquise par la diaspora réunionnaise désireuse de s’investir pour son île.
Dans ce contexte, Endémik défend un principe clair : à compétences égales, la priorité doit être donnée aux talents réunionnais. Le collectif précise qu’il ne s’agit en aucun cas d’une démarche de repli sur soi, mais bien d’une reconnaissance nécessaire envers celles et ceux qui maîtrisent les réalités du terrain et veulent bâtir l’avenir du département.
Comme le résume Mickael Ponapin Sihou, face aux nombreux défis qui attendent le territoire, les simples procédures administratives ne suffisent plus. Le mouvement appelle à une véritable vision, fondée sur une conviction forte : « l’avenir de La Réunion se construira en faisant confiance à ses propres forces vives ».



